I AM UN CHIEN !!

Question fréquemment posée, mais essentielle pour notre part vis-à-vis de vous, pourquoi ce nom « I AM UN CHEIN !! » ?

À la base, on est des grands fans des Pixies. On galèrait un peu à trouver un nom et un soir on s’est écouté le morceau « Debaser » et on s’est rendu compte que le chanteur criait « i am un chien andalusia ! » sur le refrain. Ça nous a fait marrer et du coup on a gardé le « i am un chien ».

Avec la sortie de ce nouvel EP, dans quel environnement avez-vous souhai- té faire plonger vos « auditeurs » ?

Une chose que j’ai remarqué au fur et à mesure qu’on composait ces morceaux, c’est les influences cinématographiques qui se dégageaient de cha- que track. On voulait créer un EP qui fasse voyager et qui soit à la limite de la musi- que de film. Par exemple sur le dernier morceau « Humanity », on voulait créer une ambiance à la James Bond, un peu comme une bande son de course poursuite. Du coup on a rajouté des cuivres sur le refrain pour jouer le truc à fond. Cet exemple pourrait s’appliquer aussi à Chronicle qui fait plus film de science fiction ou Pure qui fait un peu bande originale de Matrix avec le recul.

Hormis « Humanity », votre nouvel EP on le rappelle, quels sont prochains projets ?

Le première chose qui nous tient à coeur est avant tout de retour- ner sur la route et faire un maximum de dates. C’est vraiment en live ou les tracks prennent toute leur ampleur. Ensuite on est déjà en train de préparer de nouveaux morceaux, on en a déjà une bonne poignée en réserve donc il y aura pas mal de sur- prises dans les mois qui viennent.

Pour la production d’« Humanity », on retrouve un choix extrêmement éclec- tique au niveau des styles musicaux, comment vous organisez-vous en studio pour trouver un équilibre parfait ?

Chercher l’équilibre parfait n’est pas forcément notre priorité dans les phases de compositions. Une chose qui nous importe plus est de rester sponta- né et de se faire plaisir surtout. On fonctionnait déjà comme ça sur les deux pre- miers EP. Après on essaye toujours ce côté crade, rock et breakbeat qui fait l’identi- té du groupe depuis le début.

« Humanity » se veut comme le combat entre l’humain et la machine, pou- vez-vous nous en dire plus sur ce choix ?

En fait pour cet EP à la base on avait fait des démos avec des beats électroniques et quelques samples mais on trouvait qu’il manquait un peu de vie. Du coup en réfléchissant bien, on s’est dit qu’on allait essayer pour la première fois d’ajouter une vraie batterie pour faire vivre l’ensemble, pour donner un groove humain. C’est la qu’on a fait la rencontre de Pierre Belleville et qu’on a flashé sur son jeu. Ça collait parfaitement à l’intention des morceaux. Pendant l’enregistrement des prises, on avait vraiment l’impression qu’il était en train de tabasser toutes « les machines » qu’on avait mis en place. Je pense que ça vient de là le côté Humain vs Machines.

Quelles sont vos sources d’inspiration musicale depuis 2007, voire depuis votre enfance ?

On est tous des gros fans de rock avant tout. On a été bercé par des groupes comme At the Drive-in, Pixies, My Bloody Valentine ou encore Rage Against the Machine. Aujourd’hui moi, j’écoute beaucoup plus de musique électroni- ques et pas mal de hardcore. David à une grosse culture du Hip Hop donc on se complète niveau influences.

Votre musique se rapproche légèrement du groupe The Bloody Beetroots. Est-ce par pure inspiration ? Par pur hasard ? Ou bien seulement pour détrôner vos confrères italiens et pour imposer votre style MADE IN FRANCE ?

On est pas franchement inspiré par The Bloody Beetroots mais il faut avouer que c’est des putains de bêtes de scène. On a tourné un peu avec eux en France et c’était mortel. Les gars sont super cools et nos univers respectifs col- lent bien en live. Après évident qu’on est là aussi clairement pour imposer notre style Made in France.

Enfin, pour finir, quel est votre meilleur souvenir ensemble depuis 2007 ?

Il y en a vraiment un paquet, on passe tellement de putain de mo- ments tous ensemble. Je pense que la fois où on a fait une tournée en Europe de l’est était l’un de nos meilleurs souvenirs. En particulier cette fois où on a joué à Budapest dans une caserne de pompiers. On savait pas du tout à quoi s’attendre et au final c’était blindé et il y avait une ambiance de taré. En plus on était venu avec une dizaine de potes donc c’était vraiment la soirée parfaite.

— Interview réalisée en 2014, à l’occasion de KIOSK #10

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