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Publié le 21 Nov 2016

Les meilleures explorations sont souvent celles que l’on ne prévoit pas.

Ce fut le cas samedi dernier. Alors que j’émergeais, lendemain de soirée oblige, je reçois un message d’un ami me proposant d’aller explorer un ancien dépôt où sommeillent de vieux wagons et locomotives. Ni une ni deux, me voilà prête. L’appareil dans le sac, me voilà partie rejoindre mon ami. Le soleil est au rendez-vous, une chance si l’on prend en compte la marche qui nous attend. Alors que l’on se rapproche du lieu, là où la vie bat encore son plein, de vieux rails se dessinent sous le béton. Nous sommes sur la bonne voie. L’endroit où nous nous rendons est basé sur un ancien camp militaire, camp qui est aujourd’hui partiellement exploité. Sur notre chemin nous rencontrons quelques regards suspicieux, plus l’on avance, plus nous sentons que nous ne sommes pas les bienvenus. L’aventure commence ici, en face de nous se dresse la grille d’entrée, du moins celle qui nous permettra d’entrer et d’évoluer dans les lieux à l’abri des regards. Une fois la grille passée nous voici dans une friche. Sur notre droite on aperçoit la partie du camp qui est toujours active. Autour de nous de vieux hangars, mais le trésor se cache plus loin. Nous marchons à présent sur d’anciens rails où la nature a reprit ses droits. Une voiture passe, plus de peur que de mal, nous pouvons continuer notre chemin. Au fil de notre avancée, un sentiment m’envahit, celui d’être là où je ne devrais pas. Ce sentiment propre aux explorations qui mélange liberté et appréhension. Des barbelés nous coupent la route, il en faudra plus pour nous arrêter. Nous traversons une nouvelle friche et nous voici à nouveau sur des rails, qui eux sont bien plus entretenus que les précédents.

Jessie Galesne

Jessie Galesne

Appartenant à un régiment aujourd’hui dissout, cet endroit est un réel héritage de notre passé. A quelques pas se trouve le premier wagon. Entouré d’arbres aux couleurs de l’automne, le tableau qui se dessine devant nous me laisse sans voix.

Jessie Galesne

Jessie Galesne

Mon ami me dit que le plus beau reste à voir. En effet, derrière nous, reposent d’autres trains. Cette fois, il nous est possible de rentrer à l’intérieur. Nous voici dans les couloirs du temps. Mon Canon à la main me rappelle que je suis bien en 2016, mais le décor autour de moi me dit que je suis ailleurs. Mais où ?

Non loin de là, se trouve un hangar dans lequel logent d’autres wagons. Le calme règne. La ville nous paraît si loin. On croit entendre quelque chose, peut être que nous ne sommes pas seuls, mais ce ne sont rien d’autres que les vieilles poutres qui grincent.

Au loin, un énième hangar se plante dans le décor. D’autres trains, d’autres merveilles. Mon ami m’a réservé le meilleur pour la fin, et m’emmène à la découverte d’un des premiers métros. Ici pas de portes automatiques, pas de sièges rembourrés ou de néons. Place au bois et aux ampoules. J’ai du mal à réaliser ce que je vois, plongée dans une époque qui ne m’appartient pas, je m’imagine à quoi pouvaient ressembler ceux qui se tenaient à ma place autrefois.

Après ce voyage dans le temps, il est temps de quitter les lieux. Petit à petit la route du retour nous raccroche au présent. On retrouve les voitures et les maisons, et je regarde autour de moi ces gens qui ne se doutent probablement pas du trésor qui repose quelques mètres plus bas.

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