Monogrenade

Nous savons seulement que vous êtes originaires du Québec, mais comment vous êtes-vous rencontrés ?

Mathieu, François, et moi, avons grandi dans la région de Portneuf, nous nous sommes côtoyés durant notre jeunesse. Ils jouaient dans un groupe du coin et j’étais un fan. Quand j’ai fondé Monogrenade, je les ai approché pour faire partie du groupe. Marianne nous a contacté via Myspace et nous avons rencontré Julie et Ingrid via des connaissances communes.

Vous êtes six au total au sein du groupe, cela n’est pas trop difficile à certains moments ?

En ce qui attrait à la composition je préfère travailler seul d’abord et en petite équipe ensuite. Par exemple quand vient le moment de parfaire la batte- rie, je travaille seul avec Mathieu ou seul avec François pour la basse.
Ça permet d’échanger plus d’idées sans perdre l’essence de base. Pour le spectacle ça devient plus collectif et plus difficile parfois mais la magie de la scène estompe souvent cette difficulté.

La sortie de votre premier album, Tantale, a connu un délai de quasiment un an entre sa sortie au Canada et sa sortie en Europe. La sortie de votre nouvel album, Composite, a été espacée de sept mois … Pouvez-vous nous dire pourquoi ?

C’est une question de mise en marché. Sortir un album nécessite beaucoup de travail et plusieurs intervenants. Parfois le décalage est nécessaire pour bien faire les choses.

Lorsqu’on écoute Composite, nous nous retrouvons envoutés par une atmosphère galactique et des textes poétiques envoutants. Pourquoi avoir choisi ce thème pour ce nouvel album ?

Je dirais que cela s’est fait naturellement. Dans les dernières années nous avons fait pas mal de tournées. Notre métier est très spécial au niveau humain, des rencontres brèves, intenses. Un niveau d’intimité et de détachement souvent conflictuel. Ça m’a amené à me poser pas mal de questions sur l’humain et sa psychologie. Il n’y avait rien de prémédité dans le concept, ça s’est installé tout seul. Pendant l’écriture des textes je me suis rendu compte que chaque chanson parlait de quelqu’un ou d’un rapport avec quelqu’un. L’aspect spatial pour moi, c’est pour illustrer la grandeur et la complexité de la chose.
Au niveau du rétro-futurisme, je trouve fascinant de regarder la vision du futur qu’avaient les gens dans le passé. Je trouve que ça fait nuance avec Tantale qui avait un atmosphère plus aquatique, introvertie et  »tentaculaire » (éclectique).

Composite a été dévoilé le 1er septembre en France, un début de tournée avec six dates est prévu à partir du 5 novembre. Comment préparez-vous cette nouvelle arrivée sur les planches françaises ?

Nous avons très hâte! Nous avons toujours eu un bel accueil en France et c’est très touchant pour nous de rencontrer des gens qui nous écoutent de l’autre côté de l’océan. Le fait d’être six sur la route peut parfois être difficile mais nous préférons arriver en force et en nombre. :)

Afin de mieux vous connaître, voici une liste de questions un peu plus personnelles… Quel est votre « CD (ou vinyle) de chevet » ?

Je dirais  »A Silver Mt. Zion » avec  »Born into Trouble as the Sparks Fly Upward ». 58 minutes de rêves assurés.

Quelle partie du monde aimeriez-vous visiter ?

Difficile de choisir avec précision, nous n’avons jamais été en
Asie, ça serait super.

Lorsque vous étiez enfants, rêviez-vous d’être astronautes ?

MONOGRENADE: Haha, je pense qu’on a tous rêvé un moment donné de voyager dans l’espace, par contre, la discipline, c’est pas notre truc.

Quels sont vos prochains projets ?

Nous voulons tourner le plus possible avec Composite, et aussi
faire quelques B-sides de l’album. Le troisième album est même déjà en cours. :)

Merci beaucoup pour votre intérêt !
Nous avons tous très hâte d’atterrir en France, à bientôt !

— Interview réalisée en 2014, à l’occasion de KIOSK #10

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